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ÉDITO

Biographie :

Denis Coderre a

été élu maire de la

Ville de Montréal le

3 novembre 2013. Il est

également Président

de la Communauté

métropolitaine de

Montréal, qui regroupe

l’ensemble des

municipalités de la région

urbaine de Montréal.

Auparavant, M. Coderre

a occupé plusieurs postes

ministériels et autres

fonctions au sein du

Gouvernement du Canada,

dont celui de ministre

de la Citoyenneté et de

l’Immigration ; Président du

Conseil privé de la Reine ;

ministre responsable de la

Francophonie ; Secrétaire

d’État au Sport amateur ;

Conseiller spécial du

Premier Ministre pour

Haïti ; et Interlocuteur

fédéral pour les Métis et les

Indiens non inscrits.

Il a assumé ces fonctions

alors qu’il était député à la

Chambre des communes de

1997 à 2013. M. Coderre

est diplômé en science

politique de l’Université de

Montréal et détient une

maîtrise en administration

pour cadres de l’Université

d’Ottawa. Il est marié à

Chantale Renaud et ils ont

deux enfants, Alexandre et

Geneviève.

Denis

CODERRE

Par Denis Coderre

Maire de Montréal

vec la tenue à Montréal du tout premier Sommet des

maires sur le vivre-ensemble, en juin 2015, les villes

du monde ont entrepris une démarche nécessaire – je

dirais même historique – dans le but de se réapproprier

cette importante question.

Parce que sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres, les maires

ont une expérience de terrain et de proximité que n’ont pas les autres

niveaux de gouvernement. Et c’est en combinant nos différentes expé-

riences que nous pouvons trouver des solutions aux défis que nous

partageons.

L’idée de tenir un premier Sommet sur le vivre-ensemble est apparue

alors que se multipliaient les cas de radicalisation et de violence

dans nos grandes villes. Notre première préoccupation était d’ouvrir

la réflexion sur le rôle des villes pour prévenir ce type de violence et

protéger leurs citoyens.

© Droits réservés

Mais la réponse au phénomène de radicalisation, aussi bien inten-

tionnée soit-elle, ne peut constituer à elle seule une véritable politique

du vivre-ensemble. Les villes doivent travailler en amont à promou-

voir la cohésion sociale, qui origine en grande partie des politiques et

programmes municipaux.

Nos grandes villes ont été bâties sur des valeurs d’inclusion, d’ac-

cueil et d’harmonie. Montréal, par exemple, compte des citoyens qui

proviennent d’environ 120 pays et parlant près de 200 langues. Un

Montréalais sur deux est né à l’étranger ou a un parent né à l’étranger.

Nous recevons chaque année plus de 70 % de l’immigration internatio-

nale destinée au Québec, soit environ 30000 nouveaux citoyens.

Depuis plus de 25 ans, nous avons mis en place des politiques visant

à promouvoir le respect de la différence et combattre le racisme et

la discrimination. D’autres ont pour but de faciliter l’accueil et l’inté-

gration des nouveaux arrivants. D’autres, enfin, visent à améliorer les

milieux de vie dans les quartiers et à faire participer tous les citoyens

au processus démocratique.

Je suis profondément convaincu que tous ces efforts ont fait de

Montréal une ville meilleure, plus ouverte. Une ville où la mixité d’ex-

périences et d’opinions constitue une richesse sur les plans démogra-

phique, économique et culturel.

Mais il ne faudrait pas que cette ouverture vienne à refléter et à repro-

duire les tensions qui existent à l’échelle planétaire.

C’est pourquoi de nos jours, travailler au vivre-ensemble, c'est trouver

l'équilibre idéal entre l'ouverture et la vigilance.

À Montréal, nous travaillons sur les deux tableaux. Par exemple, côté

vigilance, nous avons inauguré l’an dernier notre Centre de prévention

de la radicalisation menant à la violence. Réunissant des partenaires

de divers milieux (santé et services sociaux, sécurité publique, commu-

nautaire, scolaire ou institutionnel), le Centre apporte un soutien aux

familles, aux proches et aux intervenants afin de les aider à prévenir,

à détecter et à intervenir dans les cas de comportements radicalisés.

Côté ouverture, nous avons mis sur pied en début d’année le Bureau

d’intégration des nouveaux arrivants de Montréal, une sorte de guichet

unique pour répondre aux préoccupations des nouveaux arrivants :

liens avec les organismes communautaires, recherche de logement,

apprentissage de la langue française, recherche d’emploi, etc.

Ce ne sont que deux exemples parmi la multitude de programmes

que les villes, partout dans le monde, ont mis sur pied pour favoriser

le vivre-ensemble. Dans un tel contexte, il est important de pouvoir

partager nos différentes expériences à l’intérieur d’un même forum.

Voilà pourquoi, à l’occasion du Sommet de juin 2015, nous avons

également proposé la création d’un Observatoire international des

maires sur le vivre-ensemble. L’Observatoire vient d’être inauguré et

est accessible à l’adresse

www.observatoirevivreensemble.org

. J’invite

tous les membres de l’AIMF à y adhérer.

Création de l'Observatoire, à l'occasion du Sommet de Montréal

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Cahier de réflexion

des maires francophones

Montréal -

Canada