|
La participation des citoyens à la mise en place des politiques locales est un complément indispensable à l’action de terrain menée au quotidien par les maires et les équipes municipales. Elle offre une garantie de suivi des programmes de développement. Elle constitue également une force de proposition favorisant la création de nouveaux services de proximité.
En encourageant le débat public, la démocratie locale participative démultiplie l’action des élus locaux. C’est tout le sens du programme pilote d’appui à la bonne gouvernance municipale mis en œuvre par l’AIMF au Niger qui a conduit, sur la base d’une enquête d’opinion, à la mise en de services innovants au service des populations dans les cinq communes de la ville capitale, Niamey.
L’initiative déployée à Niamey a, dans un premier temps, encouragé la création de tables de concertation qui ont rassemblé, autour des responsables communaux, des acteurs de terrain jusqu’alors éloignés des affaires municipales : groupements de femmes et de jeunes, représentants des autorités traditionnelles, syndicats, opérateurs économiques, ONG de développement (santé, environnement, éducation, droits humains).
Ainsi initiée, cette forme originale de débat public a stimulé une prise de conscience plus vive des réalités économiques et des attentes sociales des populations les plus défavorisées parmi les jeunes et les femmes. En offrant l’occasion d’une rencontre inédite entre les représentants du monde de l’entrepreneuriat et ceux des associations de quartiers, le programme de Niamey a débouché sur la mise en place de guichets uniques consacrés à l’insertion et à l’emploi.
Ce programme constitue un élément fort de la stratégie de développement que l’AIMF propose aujourd’hui aux maires membres de son réseau. Il a été étendu à d’autres villes à travers la mise en place de Maisons des Savoirs et d’un quadri-logue avec l’Etat, la société civile, les bailleurs sur les relations complémentaires entre la mairie et l’école.
|