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FEDACAM - Femmes et énergie durable : appui au réseau des femmes élues locales du Cameroun

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  • Ville(s) : BANGANGTE
  • Pays : Cameroun
  • Thème(s) : Innovation et développement socio-économique des territoires

L’électrification revêt une importance cruciale pour la sécurité et le développement des territoires. C’est une priorité le Réseau des Femmes Elues Locales du Cameroun (REFELA-CAM), qui regroupe une trentaine de maires de l’ensemble des régions du pays. L’AIMF s’engage à leurs côtés à travers un programme qui vise à conjuguer un renforcement REFELA-CAM avec la mise en œuvre d’actions pilotes sur l’énergie durable dans la région de l’Ouest du Cameroun.

Problématique / Contexte

Le Cameroun compte le deuxième potentiel hydroélectrique en Afrique, après la République Démocratique du Congo. On y dénombre au moins 2 cours d’eau potentiellement exploitables dans chaque village. Ceci n’empêche pas que l’énergie hydroélectrique actuellement produite au Cameroun soit transportée jusqu’à 600 km du lieu de consommation, avec les coûts d’infrastructures et les pertes dans le transport qui leur sont associés. Par ailleurs, le Cameroun est doté d’un grand potentiel solaire actuellement exploité à moins de 1%.

En dépit de ce potentiel énergétique impressionnant, à peine 27% des ménages ont accès à l’énergie électrique, celle-ci étant par ailleurs d’une grande instabilité, avec des coupures intempestives. Cette situation de précarité énergétique est plus marquée en zone rurale, qui représente environ 60 % de la population totale du Pays. 70% de la population vivant en zone rurale n’a ainsi pas accès à l’électricité.

La nouvelle loi sur l’électricité de 2011 et les lois sur la décentralisation de 2004 donnent désormais la possibilité aux communes de s’investir dans la production décentralisée d’électricité, notamment à base d’énergies renouvelables. La loi sur l’électricité institue notamment une double obligation de raccordement au réseau de distribution le plus proche et de rachat de l’électricité ainsi produite, tandis que les lois sur la décentralisation autorisent la création de sociétés d’économie mixte au sein desquelles les communes peuvent détenir jusqu’à 33 % du capital.

Par ailleurs, des instruments financiers comme le CAPIC (Cadre Particulier d’Investissement pour les Communautés Urbaines et les Communes à fort potentiel) sont mis à la disposition des communes par le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunal (FEICOM) pour réaliser des investissements dont la rentabilité est avérée.

Une gouvernance innovante

Le programme « Femmes et Energie Durable : appui au Réseau des Femmes Élues Locales du Cameroun (FEDA : appui au REFELA-Cam) » soutenu par un partenariat multiple, public et privé, est un projet de gouvernance innovante : pour faire face au problème de l’électrification, il mise sur une approche « réseau », sur une coalition entre le niveau central et décentralisé, sur le renforcement de la maîtrise d’ouvrage locale et sur la mutualisation de ressources techniques et financières entres les villes.

Des capacités renforcées

Via la mise en œuvre de solutions pilotes dans le domaine de l’énergie, compétence partagée au Cameroun entre l’Etat et les collectivités, les capacités organisationnelles et techniques des communes et de leur faitière sont renforcées : le réseau d’élues locales au Cameroun joue pour la première fois un rôle de coordination, de suivi et de montage de projets, qui ont des impacts directs sur l’amélioration des conditions de sécurité et de vie des populations, qui favorisent l’émergence d’un nouveau mode de coopération dans ce domaine et qui renforcent le leadership féminin.

Le projet FEDACAM a ainsi été l’occasion de mettre en place le secrétariat du réseau et de travailler à sa stratégie de durabilité. Grâce au recrutement d’un cadre permanent, le REFELA-Cam est désormais en capacité de jouer son rôle de lobbying et plaidoyer au niveau national et international, en liaison avec le REFELA Afrique centrale et mondial.

Par ailleurs le programme a permis d’organiser des sessions de formation dédiées spécifiquement aux villes membres du réseau afin de renforcer leurs compétences sur les questions énergétiques, autour d’outils méthodologiques et pratiques.

Les équipements déployés dans 7 villes

Dans la phase présente, des investissements dans l’éclairage public solaire et dans l’électrification d’établissements publics sont mis en œuvre dans 7 villes camerounaises, en zone anglophone comme francophone et sous la coordination du REFELA-Cam.

Cette approche a permis de concentrer un maximum de financement sur les infrastructures, sans oublier les mécanismes de pérennisation de la maintenance.

Les travaux réalisés concernent les équipements suivants :
- Commune de Bangangté : 35 lampadaires solaires simple cross ; 56 Lampadaires solaires double cross ; Centrale solaire photovoltaïque Hybride(Triphasée) de 20 KWc ; panneau labélisation centrale solaire ;

- Commune de Fokoué : 40 lampadaires solaires simples cross ; 2 mini centrales solaires photovoltaïques de 2,2016 Kwc (CSI) et 2 réfrigérateurs économiques ; mini central solaire photovoltaïque de 8 Kwc au SMA de Fokoué

- Commune d’Angossas : mini centrale solaire autonome de 10kwc ; 3 lampadaires solaires photovoltaïques

- Commune de Mintom : Mini centrale solaire photovoltaïque de 7,5 Kwc ; 3 lampadaires solaires photovoltaïques

- Commune d’Afanloum : Mini centrale solaire de 4,5 Kwc ; Réhabilitation de l’installation électrique interne du bâtiment de la mairie

- Commune de Mbengwi : 36 lampadaires solaires photovoltaïques.

-  Commune de Mayo-Oulo : 46 lampadaires solaires photovoltaïques

A cela se rajoutent les kits du matériel fournis au Refela et à chaque ville et l’accompagnement au renforcement des capacités vis les formations nationales et internationales dont les techniciens des villes et les élus ont accès.

Perspectives

Le projet touche à sa fin en novembre 2019.
Une évaluation extérieure est prévue au dernier trimestre 2019, ainsi qu’une étude pour le développement d’une phase 3 : le modèle de gouvernance de programme et de services sur les territoires a été conçu comme une expérimentation, pour un élargissement à d’autres communes du Cameroun et à d’autres pays d’Afrique francophone.

L’ADEME a dores et déjà pris en charge cette étude de diagnostic et montage de la phase 3, sur la base de la méthodologie commune et des termes de références élaborés par les partenaires du projet.

Budget  : 1.1 Millions d’€
Mise en œuvre : 3 ans - Octobre 2016/Octobre 2019
Partenaires : AIMF, FEICOM, Fondation Véolia, ADEME, Villes bénéficiaires de Bangangté, Fokoué, Mayo Oulo, Anfaloun, Angossas, Mwbengui

DOCUMENTS

Association Internationale
des Maires Francophones

9, rue des Halles
75001 Paris (FRANCE)
Téléphone / + 33 1 44 88 22 88
Fax / + 33 1 40 39 06 62

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