ABIDJAN – Accès des jeunes à la planification familiale

Le District Autonome d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, compte environ 4,7 millions d’habitants, dont 1,7 millions de femmes en âge de procréer. Les grossesses précoces en milieu scolaire sont un enjeu grandissant sur le territoire, avec près de 4900 cas recensés en 2017. Face à ce phénomène, le District Autonome se mobilise pour contribuer aux efforts nationaux d’éducation des jeunes à la santé sexuelle.

En 2018, il s’engage avec l’appui de l’AIMF dans l’Initiative pour la Santé et la Salubrité en Ville, développant un projet pilote de 2 ans, pour favoriser l’accès des jeunes à la planification familiale. Cette première phase, menée dans les communes de Yopougon et d’Attécoubé, permettra de renforcer les capacités du District et débouchera sur une nouvelle stratégie pluriannuelle de prévention des grossesses précoces sur le territoire.


26 établissements scolaires partenaires soutenus
100 000 habitants sensibilisés
3 000 jeunes adoptant des pratiques de contraception moderne
Le projet contribue à l’atteinte des ODD 1, 3 et 5 à l’échelle locale

 

 

POUR UNE COORDINATION EFFICACE DES ACTEURS

Le District Autonome d’Abidjan compte 10 municipalités et 3 sous-préfectures, et est compétent sur ce territoire pour soutenir les actions de promotion du bien-être familial, de sensibilisation en matière de santé sexuelle et d’assistance-conseil aux habitants. 
Il promeut une approche collaborative entre l’ensemble des acteurs, notamment entre les autorités centrales et communales et avec la société civile. 
En lien avec la politique nationale « zéro grossesses à l’école », le District renforce son intervention en faveur de l’éducation à la santé sexuelle, en milieu scolaire et via des campagnes grand public. De façon à améliorer le parcours d’accès à la planification familiale des jeunes, le District accompagne les parties prenantes pour une amélioration de l’offre et de la coordination entre acteurs de la santé, de l’éduction et de la jeunesse.

 

OBJECTIFS ET ACTIVITES
Réduction des grossesses précoces non désirées en milieu scolaire
  • Information en milieu scolaire : concours inter-établissements, conférences et groupes de paroles, projection de films, caravanes … ;
  • Campagne mass-média : spots, sensibilisation via les réseaux sociaux et applications ;
  • Renforcement de l’offre de services : soutien à 26 points de prestation PF orientés vers les jeunes et mobilisation de cliniques mobiles lors d’événements culturels et sportifs ;
  • Amélioration des liens fonctionnels entre acteurs du parcours de soins en SSR des jeunes.

Renforcement des capacités du District Autonome et mise à l’échelle

  • Formation et accompagnement des services du District et des municipalités partenaires, des personnels de 26 établissements scolaires et centres de santé de proximité.
  • Elaboration d’un plan d’action triennal en matière de santé sexuelle et reproductive des jeunes pour pérenniser l’intervention.

 

QUELQUES CHIFFRES

Durée du projet : 2 ans (2018-2020) 
Budget : 275 500 €

Maîtrise d’ouvrage : District Autonome d’Abidjan
Assistance à maîtrise d’ouvrage et financière : Association Internationale des Maires Francophones (AIMF)
Partenaires techniques et financiers : Fondation Bill & Melinda Gates, Mairie de Paris, avec l’expertise technique d’Equilibres et Populations (Equipop).

ABIDJAN – Adduction d’eau potable à Brofodoumé

La sous-préfecture de Brofodoumé fait partie du District d’Abidjan. Alors que les conditions d’accès à l’eau se sont dégradées au cours des dernières années, le présent projet d’adduction en eau potable, structuré autour de la mise en service d’un nouveau forage, impactera directement les 10 000 habitants de Brofodoumé pour améliorer durablement leurs conditions de vie.

 

Contexte

Longtemps victime au problème d’absence d’infrastructure de fourniture d’eau potable, la communauté villageoise a sollicité une aide financière auprès de l’AFD pour la création d’un système d’adduction en eau potable afin de mettre la population à l’abri des dangers que représente l’utilisation des sources, puits et autres points d’approvisionnement exposés à toutes formes de contamination.

Cette requête a eu un écho favorable et depuis 1996, un système d’hydraulique villageoise financée par la coopération française a été installé. Il est géré par un comité de gestion mis en place par la communauté villageoise, mais dont l’efficacité est entravée par le manque de ressources financières, l’obsolescence des équipements, un service d’exploitation qui n’est pas suffisamment outillé. La situation est aggravée par le tarissement du forage totalement, de sorte que la demande en eau de la population n’est plus couverte.

Face à la situation de pénurie qui s’accentue ; la communauté villageoise obtenu un forage situé à 2,5 km du village et dont le débit est 25 m3/h. L’équipement du forage est nécessaire à son exploitation et une demande de subvention en ce sesn a été faite à l’AIMF par le District autonome d’Abidjan.

Activités
  • Equipement du nouveau forage de capacité 25 m3/h ; 
    - Construction d’une ligne de moyenne tension reliant le forage situation à 2,5 km de la ligne électrique existante ;
    - Fourniture et pose d’un transformateur 50 kva triphasé pour le fonctionnement de la pompe immergée ;
    - Fourniture et installation d’une pompe immergée de 25 m3/h avec une HMT de 100 m avec tous les accessoires de fonctionnement ;
    - Fourniture et pose d’un asservissement automatique du forage par rapport au niveau du château ;
    - Fourniture et installation d’une armoire électrique pour les commandes ;
    - Aménagement de la voie d’accès au forage ;
    - Pose des canalisation canalisations.
  • Réhabilitation des équipements existants 
    - Réparation de l‘étanchéité du château d’eau ;
    - Reprise des équipements de traitement de l’eau ;
    - Reconstruction du local de la station de traitement et la clôture.
  • Organisation des services de gestion et d’exploitation
    - Formation et accompagnement de la communauté villageoise dans le contrôle et l’optimisation des services d’eau potable (Comité de gestion des points d’eau CGPE) ;
    - Renforcement du réseau de desserte ;
    - Capitalisation des actions sous forme d’outils fonctionnels de gestion de l’eau potable de la circonscription ;
  • Accompagnement du projet
    - Renforcement de la maîtrise d’ouvrage ;
    - Formation des acteurs privés ;
    - Sensibilisation des populations.
Résultats
  • Les équipements d’approvisionnements sont construits et fonctionnels 
    - Le forage est équipé et couvre à 100% les besoins en eau de la population ;
    - Le volume d’eau consommée croit régulièrement 20% chaque année ;
    - 10 000 personnes ont quotidiennement accès à l’eau potable ;
    - 1500 branchements privés réalisés ;
    - 10 bornes fontaines sont implantées ;
    - 3 600 ménages disposent d’équipements sanitaires.
  • La desserte est assurée de manière permanente
    - 100 % de la demande du village est satisfaite ;
    - les bornes fontaine sont doublées ; 4 bornes fontaines existantes sont réhabilitées et 3 nouvelles bornes fontaines sont implantées portant le nombre à 8.
  • Le taux de branchement et de consommation s’améliore 
    - Le taux de branchement privé est satisfaisant : 50% des ménages possèdent un branchement ;
    - Le taux d’utilisation des bonnes fontaines est encourageant :100% des ménages ne possédant un branchement privé s’approvisionnent ;
  • La gestion et l’exploitation sont améliorés ; la maitrise d’ouvrage est renforcée
    - Le prix de vente de l’eau consommée est fixé au regard des dépenses engendrées par l’exploitation ;
    - Un contrat d’exploitation est signé avec une entreprise ;
    - L’équipe de gestion bénéficie de formations spécifiques et d’un encadrement ;
    - Les documents techniques de gestion sont tenus (facturation des abonnés, le livret de la tenue de chaque borne fontaine, les dépenses, etc.) ;
    - Un plan stratégique d’incitation au branchement mis en place ;
    - Le comité de gestion (CG) bénéficie d’une assistance et est capable de développer, suivre et contrôler l’exploitation.
Données clés

Mise en oeuvre  : 2019-2020
Population impactée  : 10 000 habitants
Budget total : 397 000 € 
Contribution de l’AIMF : 300 000 € dont 49 000 € de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse
District Autonome d’Abidjan : 97 000€