Liège et Bruxelles mobilisées contre les violences liées aux drogues et aux trafics

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Le 17 juin 2026, les bourgmestres de Bruxelles et de Liège se sont réunis à Bruxelles aux côtés d’une quinzaine de maires et d’élus de villes européennes afin de signer leur engagement au sein de la Coalition of the Willing, une initiative destinée à lutter contre les violences liées aux drogues et aux trafics.

Cette coalition rassemble notamment les villes d’Amsterdam (Pays-Bas), Barcelone (Espagne), Fort-de-France (France), Gdańsk (Pologne), Lisbonne (Portugal), Setúbal (Portugal), Turin (Italie), ainsi que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (France).

Elle vise à :

  • partager les bonnes pratiques développées par les collectivités ;
  • élaborer un plan d’action commun contre les violences liées aux drogues et aux trafics ;
  • porter la voix des collectivités auprès des institutions nationales et européennes afin de renforcer la prévention, de mieux protéger les habitants et de promouvoir des politiques publiques transversales.

 

Les villes innovent

Pour Willy Demeyer, Bourgmestre de Liège et Président du Forum Européen de la Sécurité Urbaine (EFUS) la problématique des drogues doit être abordée de manière globale et intégrée. Selon lui, il est indispensable d’ouvrir le débat sur l’entrée dans la consommation, de renforcer la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, sans négliger les questions liées à la production et à la circulation des stupéfiants.

Les villes développent déjà des approches multidisciplinaires qui reposent notamment sur :

  • le recours aux leviers administratifs pour lutter contre le blanchiment d’argent (fermeture d’établissements, contrôle de l’urbanisme, etc.) ;
  • des dispositifs de réduction des risques élaborés avec les habitants afin d’apaiser l’espace public ;
  • des actions de prévention sociale destinées à limiter l’entrée dans la consommation et à soutenir les familles.

 

Comme l’a souligné Willy Demeyer : « La Coalition of the Willing a un objectif simple : rassembler les villes, les régions et leurs partenaires pour mieux comprendre ces phénomènes, développer des réponses concrètes et renforcer l’action des collectivités. Mais nous portons aussi un message de confiance : nous ne sommes pas condamnés à subir. Partout en Europe, des villes agissent, innovent et obtiennent des résultats. En les réunissant, nous voulons démontrer que l’action collective reste notre meilleur levier face à des défis qui dépassent chacun d’entre nous. »

 

Mobiliser tous les acteurs

Pour Philippe Close, Bourgmestre de Bruxelles, les villes occupent une place centrale dans la prévention des violences liées aux trafics et dans la réduction des dommages causés par les addictions. Parce qu’elles sont au plus près des réalités locales, elles sont en mesure de rassembler l’ensemble des acteurs concernés (police, justice, services de santé, associations, éducateurs et habitants)  afin de mettre en œuvre des réponses adaptées aux besoins des quartiers.

Face aux conséquences des trafics de drogue sur la cohésion sociale, Philippe Close a présenté cinq priorités :

  1. Fonder toute politique publique sur des données probantes plutôt que sur des considérations idéologiques.
  2. Reconnaître les villes comme des acteurs stratégiques et leur accorder des financements directs.
  3. Investir massivement dans la santé publique afin de renforcer la résilience de la société.
  4. Mettre fin à la stigmatisation des consommateurs en considérant les addictions comme une question de santé publique.
  5. Intensifier la lutte contre le blanchiment d’argent des organisations criminelles (« Follow the money »), un enjeu essentiel pour la défense de la démocratie et de l’État de droit.

 

​➡️ Découvrir la coalition : Coalition of the willing – contre les violences liées aux drogues et aux trafics – European Forum for Urban Security


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