Hanoï, qui compte plus de cinq millions de mobylettes, a inauguré samedi 6 novembre sa toute première ligne ferroviaire urbaine, les autorités s’efforçant de réduire le trafic et la pollution qui pèsent de plus en plus sur la capitale vietnamienne.
Les habitants passent souvent des heures coincés dans les embouteillages, et rares sont ceux qui choisissent de prendre le bus, seule option de transport public disponible jusqu’à présent. Selon le département de la protection de l’environnement de Hanoï, le trafic est également une source majeure de pollution atmosphérique dans la capitale.
Le chemin de fer permettra de « décongestionner le trafic, de limiter le nombre de véhicules privés, de réduire la pollution de l’environnement et de contribuer au changement des déplacements dans les centres-villes », s’est réjoui samedi Vu Hong Son, du ministère des Transports.
Il a fallu dix ans pour achever la ligne Cat Linh-Ha Dong, dont la construction a été interrompue à plusieurs reprises notamment en raison de problèmes de sécurité. Neuf lignes supplémentaires sont prévues pour Hanoï d’ici 2030.