La ville de Nice veut développer une « alliance transfrontalière des Alpes du Sud »

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Les villes de Nice, Imperia, Gênes et Cuneo (Italie) ont renforcé leur coopération décentralisée ce jeudi 8 février en faveur d’une “alliance transfrontalière des Alpes du Sud”. Objectif ? Mettre en place une “euro-région” pour répondre aux problématiques spécifiques des villes de la région et faciliter les échanges entre les villes françaises, italiennes et monégasques de la zone transfrontalière.

 

« Il est temps de faire corps et de parler d’une même voix »

L’idée d’une « euro-région » entre Nice et les provinces d’Imperia et de Cuneo en Italie doit permettre d’accélérer des projets communs en matière de transports, de santé ou encore de transition écologique.

« Aujourd’hui, nous avons planté une petite graine […] nous avons affirmé que les trois territoires pouvaient devenir une véritable région transfrontalière »

Claudio Scajola, Maire de Imperia et Président de la Province de Imperia

Cette alliance permettra de :

  • Réunir, pour la première fois, les décideurs politiques français, italiens et monégasques de la zone transfrontalière ;
  • Résoudre des problématiques communes aux Alpes du Sud, notamment sur les questions de mobilité entre les régions et sur l’anticipation des risques liés au dérèglement climatique.

Le cap de l’Alliance transfrontalière des Alpes du Sud est fixé autour de quatre axes stratégiques : mobilité ; changement climatique ; économie transfrontalière et services publics.

« Nous sommes un tout, à égalité. Nous avons des ambitions en termes de croissance économique, de cohésion sociale et surtout face à l’enjeu climatique qui menace aussi bien notre montagne que nos zones littorales. À l’image de l’euro-région instaurée à la frontière entre la France, la Suisse et l’Allemagne, nous voulons unir nos forces pour accéder à de meilleurs financements européens »

M. Christian Estrosi, Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d’Azur.

 

 

Renforcement de la coopération transfrontalière en matière d’infrastructures de transports

Si la coopération entre ces territoires est ancienne, avec l’appui de Marseille, Gênes et Turin, les capitales régionales dont ils dépendent, le traité du Quirinal signé en 2021 entre la France et l’Italie offre désormais le cadre juridique d’une association plus concrète. La capitale azuréenne entend donc jouer un rôle de premier plan, dans le cadre de cette Alliance, en investissant le comité de coopération transfrontalière que prévoit ce traité du Quirinal.

Signé le 26 novembre 2021 entre la France et l’Italie, le Traité du Quirinal marque l’importance de la coopération entre collectivités territoriales en matière de :

  • Défense par la création d’un service civique commun franco-italien
  • Développement des mobilités 
  • Echanges entre industries culturelles
  • La mise en place d’un programme conjoint à l’innovation technologique pour les PME et start-up
  • La création d’une unité opérationnelle franco-italienne pour la gestion des grands événements.

 

L’objectif sera de négocier pour 2028 un volet transfrontalier dans les contrats avec l’État et la Région pour des investissements concernant les infrastructures de transports (Lyon-Turin, Nice-Cuneo, Nice-Monaco-Imperia). La première réunion du comité de coopération transfrontalière s’était déroulée le 31 octobre 2023 à Turin avec les métropoles de Gènes et la Province d’Imperia pour le développement de transports plus écologiques et une meilleure connexion avec Nice, y compris par voie maritime. Tout en exprimant son enthousiasme face à cette initiative, M. Luca Robaldo, président de la province de Cuneo, a cependant rappelé : “qu’un accord avait déjà été conclu entre les trois villes en 1977, sans beaucoup de résultats concrets : les liaisons ferroviaires entre elles sont aujourd’hui plus lentes qu’elles ne l’étaient alors“.

« Nous sommes dans le même bateau. Si nous voulons que les choses bougent, c’est à nous, les élus locaux avec la Principauté, de nous parler, de nous coordonner et de monter au créneau ensemble. Il est temps de faire corps et de parler d’une même voix dans les instances méditerranéennes et alpines »

M. Christian Estrosi, Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d’Azur.


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