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Biodiversité : bientôt un parc de conservation métropolitain au nord de Montréal

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Dix municipalités de la couronne nord de Montréal s’engagent à créer un grand parc de conservation le long de la rivière des Mille Îles. Ce parc, qui deviendrait le plus grand espace protégé de la région métropolitaine, devrait voir le jour dès 2024. Une initiative qui met en avant l’importance de la coopération territoriale et multiacteurs pour la protection de l’environnement.

L’engagement des Maires à créer un parc de conservation métropolitain

Le « parc de conservation métropolitain de la Rivière-des-Mille-Îles » s’étendrait sur les 42 kilomètres de ladite rivière, qui se faufile entre Laval et la Rive-Nord. La zone actuellement étudiée pour le parc comporte la rivière elle-même et une partie de ses berges. Selon le périmètre final retenu, elle pourrait couvrir plus de 5000 hectares : une superficie équivalente à plus de 20 fois celle du parc du Mont-Royal.

Les Maires de Laval, Rosemère, Deux-Montagnes, Boisbriand, Mascouche, Terrebonne, Sainte-Thérèse, Saint-Eustache, Lorraine et Bois-des-Filion ont annoncé avoir signé une déclaration commune à cet effet. Ils s’efforceront maintenant d’obtenir un « statut officiel » pour les milieux naturels qui bordent la rivière des Mille Îles d’ici 2024 :

  • « La rivière des Mille Îles et ses rives constituent une oasis de biodiversité aux fonctions écologiques essentielles. Le cours d’eau, constitue au surplus une source d’eau potable et un lieu de loisirs, de détente et d’inspiration », écrivent-ils, précisant qu’on y trouve 385 espèces fauniques, dont 88 espèces en péril.
  • « Nous nous engageons à entreprendre toutes les démarches nécessaires en vue d’obtenir un statut de reconnaissance et de protection adapté aux caractéristiques propres à chacun des éléments du parc, qui sera ainsi constitué d’une grande mosaïque d’aires protégées et d’usages diversifiés« , indiquent-ils.

La création d’une Table de concertation régionale pour la gestion du parc

Une Table de concertation régionale de la rivière des Mille Îles est créée et présidée par l’organisme Éco-Natures, dont son mandat consiste notamment à :

  • garantir l’intégrité et la pérennité du futur parc,
  • gérer ce futur parc.

Cet organisme assume déjà depuis 1998 la gestion du « refuge faunique de la Rivière-des-Mille-Îles », un territoire constitué de dix îles et couvrant 26 hectares. La chasse et le camping sont interdits dans ce refuge. Le public a l’autorisation d’y circuler, à condition qu’il utilise les sentiers désignés.

Une initiative qui vise à protéger la biodiversité

Le gouvernement du Québec accueille favorablement la nouvelle initiative des dix municipalités. Le secteur de la rivière des Mille Îles recèle « une grande diversité d’habitats fauniques », rappelle le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, qui cite dans un communiqué de presse : « Près d’une centaine de ces espèces sont en situation précaire, notamment en raison des impacts des activités humaines sur leurs habitats ».

Le secteur de la rivière des Mille Îles, qui comprend en réalité une centaine d’îles, abrite plus de 200 espèces d’oiseaux, 40 espèces de mammifères, 25 espèces de reptiles et amphibiens et 60 espèces de poissons. On y trouve des érablières, des marécages et des herbiers aquatiques, de même que dix « écosystèmes forestiers exceptionnels »  reconnus par l’État.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont font partie les dix municipalités bordant la rivière des Mille Îles, s’est engagée en décembre dernier à protéger 30 % de son territoire d’ici 2030. Elle s’alignait ainsi sur l’objectif que se sont fixé tous les pays du monde à la conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15) tenue à Montréal. En avril dernier, la CMM protégeait 23,3 % de son territoire.

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