Lutte contre l’esclavage dans les pays du G5 Sahel

Le Forum régional pour la lutte contre l’esclavage réuni à Bamako le 8 juin 2021 à l’initiative du Réseau G5 Sahel de lutte contre l’esclavage et du BIT est une occasion de mobiliser les décideurs et l’ensemble des acteurs de la société.Retour ligne automatique
Un plaidoyer est porté pour criminaliser l’esclavage dans tous les pays de la sous-région. Par ailleurs, un Manuel de lutte contre l’esclavage au Sahel en cours d’élaboration.

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BOBO-DIOULASSO – Renforcement de l’accès à la planification familiale

La commune de Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, compte plus d’un million habitants dont environ 250 000 femmes en âge de procréer. Avec un taux de prévalence contraceptive estimé à 28 %, les projections indiquent que la population de la ville pourrait doubler d’ici à 2050 si la fécondité n’est pas maîtrisée. En parallèle le phénomène de grossesses précoces, notamment en milieu scolaire, prend de l’ampleur sur le territoire.

Face aux enjeux rencontrés, la ville de Bobo-Dioulasso s’est engagée dans la promotion de la Planification Familiale depuis le début des années 2010 et en 2018, elle s’engage avec l’appui de l’AIMF et de la Mairie de Paris autour d’un projet d’une durée de 2 ans. Celui-ci permettra de renforcer l’offre sur le territoire, de susciter la demande au sein des communautés et de développer des approches spécifiques adaptées aux jeunes.

 

10 Formations sanitaires ciblées et 1 point prestation PF ouvert pour les jeunes
40 000 personnes sensibilisées
3 000 nouvelles utilisatrices de services de PF sur le territoire 
Le projet contribue à l’atteinte des ODDs à l’échelle locale (1, 3, 5)

 

Le leadership local, un rouage essentiel des politiques de planification familiale

Le Maire, par les liens privilégiés qu’il entretient avec la population, est le plus à même d’appréhender la diversité des questions culturelles et sociétales susceptibles d’avoir une influence sur le développement de la planification familiale. Il peut donc engager la population locale et mettre en œuvre une politique de planification familiale qui garantisse à chacun la possibilité d’élever sa famille comme il le souhaite.

C’est dans cet esprit collaboratif, en complémentarité avec les services de l’Etat, que le projet de la ville a été conçu. Associant autorités sanitaires, société civile, expertise nationale et internationale autour de la municipalité, le projet vise à pérenniser les initiatives d’accélération de la planification familiale sur le territoire, soutenant en particulier son intégration au sein des services municipaux et la communication pour le changement de comportement.

 

Objectifs et activités du projet
  • Améliorer l’offre de services de planification familiale (PF) et santé sexuelle et reproductive (SSR) en qualité et en quantité dans les 10 formations sanitaires : formation de 40 agents de santé, équipement et approvisionnement des centres.
  • Accroître la demande de services PF et SSR : formation de 150 agents de santé communautaire et animateurs relais, réalisation de 1000 visites à domicile, 80 ciné-débats et 20 théâtres fora.
  • Développer des services de PF adaptés aux jeunes : aménagement d’un espace dédié au sein du centre de jeunesse, formation de 60 pairs éducateurs et interventions en milieu scolaire.

 

Chiffres clés

Durée du projet : 2 ans (2018/2020)
Budget : 240 500 €
Maîtrise d’ouvrage : Commune de Bobo-Dioulasso
Assistance à maîtrise d’ouvrage et financière : Association Internationale des Maires Francophones (AIMF)
Partenaires techniques et financiers : Fondation Bill & Melinda Gates, Mairie de Paris, avec l’expertise technique du mouvement français pour le planning familial (MFPF).

Appui au dialogue régional des autorités locales

Alors que l’intégration économique régionale avance partout dans le monde, la coopération internationale entre autorités locales d’une même région contribue à dynamiser ces rapprochements voulus par les États et à renforcer un engagement collectif en faveur de l’échange et de la prévention des conflits. 
L’AIMF soutient ces rapprochements en appuyant les réseaux sous-régionaux de villes et les partenariats entre les villes. Ces démarches mobilisent un ensemble de partenaires et ont reçu un soutien renforcé dans le cadre du Partenariat stratégique AIMF-UE.

  • PAYS DES GRANDS LACS
    La Plateforme des autorités locales des pays des Grands Lacs regroupe les Maires du Burundi, de République Démocratique du Congo et du Rwanda afin de renforcer le dialogue et leur capacité à porter ensemble le vivre-ensemble dans leur espace, notamment en facilitant les relations transfrontalières. En plus de l’appui au fonctionnement de la Plateforme, l’AIMF apporte un soutien spécifique à des programmes de terrain qui contribuent à un développement économique partagé autour du Lac Kivu pour rapprocher les populations : au profit des pêcheurs et des coopératives agricoles, notamment.
  • OCEAN INDIEN
    L’Association des Villes et Communes de l’Océan Indien a, avec l’appui de l’AIMF, relancé sa dynamique. Une Assemblée extraordinaire de l’AVCOI s’est tenue à Antananarivo, dans le sillage du Sommet de la Francophonie, du 5 au 8 décembre 2016. Elle a permis d’élire à la tête de l’association une coprésidence avec la Maire d’Antananarivo et le Lord Maire de Port-Louis. Réuni à Saint-Denis le 3 novembre 2017, le Bureau de l’AVCOI s’est doté d’un plan d’action. Grâce à l’appui financier de l’AIMF et de l’Union européenne, un secrétariat permanent a été mis en place. Enfin, des démarches envers la Communauté de l’Océan Indien ont été entreprises et ont reçu un accueil positif.
  • MAGHREB
    Au Maghreb, un cycle d’échanges est nourri depuis 2018 entre les villes du Grand Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie), ainsi qu’avec les forces vives des territoires : organisations féminines, entrepreneurs… Ces échanges s’inscrivent en renforcement à l’Union du Maghreb Arabe, étroitement associée aux travaux et qui appuie la démarche. Après une rencontre 2018 centrée sur le Marketing territorial, la rencontre 2019 a été centrée sur l’emploi des jeunes et le vivre-ensemble. Une démarche commune a été engagée entre les villes du Maghreb et du Sahel (Algérie, du Burkina Faso, de Libye, du Maroc, du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Tchad et de Tunisie) et a abouti à l’adoption de la Déclaration de Tunis qui affirme leur engagement pour le vivre-ensemble en harmonie. En 2020, les échanges ont été centrés sur la sortie de crise et le numérique.
  • ASIE DU SUD EST
    En Asie du Sud-Est, le renforcement des échanges entre les villes s’est appuyé, dès 2013, sur une initiative lancée avec l’appui de l’AIMF en faveur de la protection et de la valorisation du patrimoine. Partant de ce rapprochement, elles ont abordé ensemble d’autres thématiques (climat et innovation, valorisation des espaces publics dans les quartiers historiques…). Avec l’appui du Partenariat stratégique AIMF-Union européenne, les villes du Vietnam, du Laos et du Cambodge ont pu avancer sur la mise en place d’un réseau plus structuré. En décembre 2019, à Phnom Penh, elles sont convenues de renforcer leur coopération autour de priorités et objectifs communs.
  • AFRIQUE CENTRALE
    En Afrique centrale, la première Conférence des Maires des capitales et métropoles des pays de la CEMAC s’est tenue à Yaoundé les 15 et 16 janvier 2016. Fin décembre 2016, une délégation de l’AIMF a été reçue par le Président de la Commission de la CEMAC (Commission de la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale), marquant une étape dans le dialogue noué avec cette organisation économique. Cette dynamique s’est confirmée avec la Conférence des Maires d’Afrique centrale tenue à Libreville en octobre 2017, à laquelle la CEMAC a été associée et qui a permis d’élire le Bureau et d’adopter les statuts de l’Association des Villes et Collectivités de la CEMAC.

Banfora – Alimentation en eau de 22 villages

Lancé en avril 2010, le projet de Renforcement du système d’alimentation en eau potable et d’assainissement des 22 villages de la Commune de Banfora (Burkina Faso), financé par l’AIMF, la Commune de Banfora et l’Agence de l’eau Rhin Meuse, s’est achevé en 2013. La réalisation de 22 forages et la réhabilitation de 10 forages anciens aura permis de desservir en eau potable 10 200 personnes supplémentaires, faisant passer le taux de couverture en eau potable de 53 % à plus de 80%. 

Des équipements sanitaires ont par ailleurs été mis en place dans les écoles, les marchés, et auprès des familles. Un programme de formation à la gestion et à l’entretien des infrastructures d’eau et d’assainissement a été développé tout au long du projet. Enfin, le projet a permis de créer et structurer le service communal de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement au sein de la Direction des services techniques de la mairie. Une équipe permanente composée d’un coordinateur, de deux ingénieurs, d’un sociologue et d’un secrétaire, est dorénavant en charge d’en pérenniser les acquis et de mettre en œuvre la politique locale d’accès à l’eau et à l’assainissement.

 

Contexte

La commune de Banfora a été créée en 1959 et est devenue commune de plein exercice en 1960. Elle comprend environ 70 000 habitants. 22 villages ont été rattachés à la commune en avril 2006, suite à la réalisation du processus de décentralisation. Ils constituent la zone d’intervention du projet.

Les bénéficiaires du projet sont les 20 000 habitants des 22 villages identifiés. Ils sont composés de 51,60 % de femmes et de 48,4 % d’hommes. Ils sont marqués par une situation de grande pauvreté et une méconnaissance des enjeux liés à l’assainissement. Le projet concerne l’accès à l’eau et le dispositif d’accès à l’assainissement.

 

Objectifs

Objectifs généraux

  • Améliorer la situation sanitaire et l’hygiène de Banfora ;
  • Renforcer les capacités en gestion des projets liés à l’eau et à l’assainissement de la mairie.

 

Objectifs spécifiques

  • Améliorer l’accès à l’eau dans la zone cible ;
  • Améliorer durablement l’hygiène et l’assainissement dans la zone cible ;
  • Renforcer les capacités de gestion, d’organisation, de maîtrise d’ouvrage, de suivi évaluation des acteurs communaux et locaux.

 

Activités

1). Amélioration de l’accès à l’eau dans la zone cible

  • Consolidation du dispositif d’hydraulique rurale dans les villages : réalisation de forages équipés de pompes à motricité humaine, après sélection sur appel d’offre et formation d’entreprises locales.
  • Renforcement des capacités de gestion des systèmes d’eau par les associations villageoises : constitution et la formation des comités de gestion des points d’eau dans les villages ; rencontres inter villageoises sur le thème de l’eau ; mise en place de groupes mutuels de réparation des pompes et formation des réparateurs.

 

2). Amélioration durable de l’hygiène et l’assainissement dans la zone cible

  • Développement de l’accès à l’assainissement  : construction de latrines dans les 22 villages
  • Sensibilisation des populations aux enjeux liés à l’hygiène, à l’assainissement et à la maintenance des systèmes mis en place : organisation de séminaires de sensibilisation dans les villages, constitution et formation de comités de salubrité, formation des artisans maçons locaux à la construction des latrines.

 

3). Renforcement des capacités de gestion, organisation, maîtrise d’ouvrage et suivi-évaluation des acteurs communaux et locaux

  • Constitution d’une cellule communale de gestion du projet.
  • Tous les partenaires du projet sont réunis et formés aux aspects techniques et organisationnels de la gestion de projet dans le secteur de l’eau et de l’assainissement à l’occasion d’un séminaire organisé à Banfora.

 

Mise en œuvre et financement

Mise en œuvre : 2010-2013
Coût total du projet 550 000 €
Financement  :
AIMF : 440 000 € dont 100 000 € de l’Agence de l’eau « Rhin-Meuse »
Commune : 100 000 €
Usagers : 10 000 €
Partenaire : Agence de l’eau Rhin Meuse